Archive pour le mot-clef ‘COLOMBO’

COMMENT DEVIENT-ON ARBITRE ? (1)

Mardi 27 octobre 2009

Comment devient-on arbitre ? C’est souvent la question que l’on nous pose lors de discussions faisant état de cette fonction. Il y a 30 ans, en 1979 j’avais 18 ans.

Depuis l’âge de 7/8 ans je me passionnais pour le football. Les vignettes Panini de l’époque, à coller par une fine languette afin de ne pas cacher les infos du joueurs imprimées sur le livre, n’avaient pour moi aucun secret. Je connaissais par coeur le football et ses protagonistes. Je mémorisais tous les résultats. Je passais des heures et des heures à imaginer les compos de mes équipes préférées…

Aussi loin que je puisse m’en souvenir, le 1er match que j’ai vu à la télévision, en NB, c’était la finale de la Coupe de France 1972 qui opposait l’OM au SEC BASTIA (2-1). Puis en 1973 j’ai assisté au match AS MONACO vs. O. LYON au stade Louis II (l’ancien remplacé par Carrefour maintenant). Ensuite les finales de Coupe de France, il n’y avait que ça et l’équipe nationale, se sont enchaînées dans mémoire jusqu’au milieu des années 80. Comme si le fait de m’impliquer dans l’arbitrage me coupait du spectateur-supprter qui sommeillait en moi.

En 1973 la victoire de Lyon face à nantes avec 2 buts marqués de la main, 1975 et la magnifique reprise de volée de Jean-Michel LARQUE (ASSE) face à Lens. D’ailleurs mon parrain à mes débuts d’arbitre fût Jean-Pierre LLORET et il était un des juges de touche de cette finale St Etienne vs. Lens de 1975. Puis la défaite de Nice en 1978 (but de Platini) qui venait rappeler aux azuréens celle de Monaco quatre ans plus tôt. 1979 verra l’eclosion de l’AJ Auxerre de Guy ROUX qui tint tête aux canaris nantais pour ne s’incliner qu’aux prolongations 4-1. Enfin 1980, celle-ci j’y ai assisté, première visite au Parc des Princes, en étant un peu supporter car j’avais connu et cotoyé, durant la période professionnelle de mes parents sur Monaco, les joueurs pro de l’AS Monaco. Victoire 3-1 face à Orléans, une polémique sur un coup de sifflet non donné lors d’un coup franc, bref pour mes débuts dans l’arbitrage j’avais déjà un sujet de discussion en famille. ce qui j’ignorais c’est qu’en lever de rideau de cette finale 1980, il y avait eu la finale des sélections cadets, dirigée par un certain Claude COLOMBO…

CHOISIR SON CAMP N’EST PAS SI FACILE

Vendredi 21 août 2009

EN JEU OU HORS JEU

  • A croire que les accrochages multiples et les sanctions nombreuses qu’a vécu Antoine KOMBOUARE lors de la saison dernière à Valenciennes,  n’ont servi à rien puisque c’est en provocateur des arbitres qu’il a choisi son banc au PSG. Celui-ci traditionnellement situé à gauche en entrant sur la pelouse, est maintenant à droite, côté arbitre assistant. Et quand le journaliste lui a demandé si c’était pour mettre la pression sur l’arbitre, il tout simplement répondu que « la réponse se trouvait dans la question ». Avant la 2ème journée déjà un coach en franc-tireur, il n’y a donc plus de rounds d’observation, voilà de quoi s’interroger encore une fois sur les bienfaits du rassemblement joueurs, arbitres, entraineurs du début de saison. Cela me rapelle Elie BAUP, alors coach des Verts lors de la 1ère journée à Geoffroy Guichard contre l’AC Ajaccio de Roland COURBIS (SCORE FINAL 0-0), qui avait reconnu après le match dans les vestiaires, que c’était une stratégie que de contester visiblement les décisions de l’arbitre afin de tenter de faire douter, à son avantage, le trio arbitral. Et je rappelle que nous en étions déjà à la 1ère journée tout de même ! 
  • Est-ce une spécialité française ou bien y-a-t-il tant de gens désoeuvrés que les supporters en arrivent même à défiler dans la rue pour contester le choix de la couleur et du design des maillots de leur club. Même s’il faut leur reconnaitre une certaine cohérence dans cette volonté de conserver les couleurs et motifs de maillots qui sont l’expression de valeurs locales ou régionales, il faut aussi admettre que l’aspect marketing n’est pas neutre dans les finances d’un club. Mais si ni joueurs, ni dirigeants ne semblent atteints par ces modification toutes mercantiles, c’est la bien la preuve que les seuls qui ne font pas l’objet de transferts lors du Mercato, ce sont les supporters. Les seuls attachés à leurs couleurs en somme !
  • Certainement encore une expression qui, si elle n’avait été prononcée, aurait propulsé le football au bord du précipice. Lors du match O. LYON vs. VALENCIENNES FC, alors qu’à la 84ème minute GOMIS est remplacé par TOULALAN, Guy ROUX, vous savez l’expert tout terrain du football  français, n’a rien trouvé de mieux que de stimagtiser la grande fatique apparente de GOMIS par « il est aussi ccramoisi que mon grand-père un soir de moissons ». Il oubliait de préciser que le match s’était déroulé sous 34° C ! Une comparaison qui n’aura certainement pas nourri l’intellect des téléspectateurs qui pour l’apprécier ont séparer le bon grain de l’ivraie.

PILE OU FACE

  • Messieurs les journalistes, vous qui êtes si prompts à démontrer, décortiquer, expliquer – parfois sans connaitre – les décisions des arbitres, à faire le Haro sur les assistants. Je déplore haut et fort votre absence de réaction lorsque l’assistant du FC SOCHAUX M vs. GIRONDINS BORDEAUX FC a validé le 2ème but de Sochaux. Un ballon qui rentre dans le but, et qui ressort, sans flirter avec la ligne – cette compagne de route des assistants – et malgré une nuée de joueurs, c’est une décision difficile et importante dans le déroulement du match, non ?!?! Alors bravo à Stéphane DUHAMEL pour cette magnifique prise de décision.
  • Beaucoup moins, énormément moins de magnificence et de superbe dans la démarche des arbitres de L1 à l’encontre de la désignation de Claude COLOMBO à la DNA au titre de représentant de la LFP. A la lecture des articles de Guy SITRUK dans France Football de mardi dernier et de celui de Raphaël RAYMOND ce matin dans l’Equipe, bien évidemment je ne prendrai pas partie pour Claude COLOMBO ou Marc BATTA, car mes relations amicales et mon lieu de résidence m’ôtent toute subjectivité et liberté de penser aux yeux du milieu arbitral, soit !  Je ne ferai donc qu’un seul commentaire en faisant appel à ma mémoire. Hervé PICCIRILLO, qui manie fort bien la plume pour défendre au péril de son âme le DNA Marc BATTA, est aussi celui qui, avec la même plume si vendicative, défendait corps et âme Michel VAUTROT, DNA  d’alors, à l’été 2003. Il avait déjà co-rédigé un courrier, me semble-t-il, dans lequel il précisait que tous les arbitres et assistants de L1 le suivaient dans sa démarche. Alors qu’en réalité, ils étaient seulement 4 ou 5 à avoir signé sa lettre. Moralité (s’il y en a) : les DNA passent mais les soutiens demeurent.